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05/02/2014

Vidéos:comprendre ce que sont ou ne sont pas les enfants à haut potentiel.

Dans le cadre d’une journée de formation au lycée François-Truffaut de Bondouflelien externe, Dimitri Afgoustidis, formateur à l'I.N.S.H.E.A., a posé les éléments pour comprendre ce que sont ou ne sont pas les enfants à haut potentiel.

Présentation générale Introduction de Dimitri Afgoustidis
Quels termes utiliser pour désigner les enfants ?
Le diagnostic : quels outils d'identification ?
Problématique de l'identification
Différence entre potentialité et performance
Modes d'identification et déficience intellectuelle
Analyse sur le plan cognitif
Fonctionnement cognitif : les types de raisonnement
Les traits affectifs, les identifications
Les aspects pédagogiques
Conclusions et perspectives

Citations :

Dimitri Afgoustidis " caractéristique de ne pas être là où on les attend(surtout pour les ados)" "Celui qui peut le plus, très souvent ne peut pas le moins. Exemple: combien de pattes y a t-il dans un troupeau? La jeune zèbre ne peut répondre La maîtresse n'avait pas précisé qu'aucun mouton n'était handicapé Ce n'était pas précisé dans la consigne que le troupeau était "standard". Je vous recommande aussi l' exemple avec pi qui est irrationnel pour la jeune zèbre ce qui l'empêche de calculer du fait d'un problème épistémologique du nombre Pi" (voir 5.2. Modes d'identification et déficience intellectuelle) L'eip est "guetté par le hors sujet, le midi à 14h..."

Un jeune "les précoces sont des galériens" (c'est loin de l'image d'élitisme)

Voir ces vidéos : ac-versailles.conference-enfants-a-haut-potentiel

12/06/2010

Comment notre cerveau fait-il pour apprendre ?

Ces 2 conférences ont été données dans le cadre du Collège de la Cité des sciences et de l'industrie par Edouard Gentaz, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de psychologie et neurocognition, Grenoble.

Les mécanismes psychologiques de l'apprentissage
Quelles stratégies mentales met-on en oeuvre pour acquérir de nouvelles connaissances ? Quelles sont les bases neurologiques sous-jacentes ? Quelles méthodes pédagogiques favorisent l’apprentissage de la lecture ou du calcul ? Tandis que la psychologie cognitive explore les processus mentaux de l’apprentissage, de nouveaux instruments d’imagerie cérébrale permettent de visualiser le cerveau en action.

Ce cycle est l’occasion de faire un état des lieux des dernières recherches en neurosciences cognitives.écoutez la conférence sur radiofrance

Les applications à l'école Ecoutez cette conférence

Ces deux conférences ont été données dans le cadre du Collège de la Cité des sciences et de l'industrie par Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, directeur de l'unité mixte Inserm-CEA de neuro-imagerie cognitive.

Les bases cérébrales de la lecture
Contrairement au langage parlé, la lecture est une invention culturelle récente. L'évolution n’a pas eu le temps de développer des mécanismes propres à la lecture au sein de notre cerveau. Comment notre système visuel et linguistique parvient-il à s’adapter au problème nouveau que pose la reconnaissance visuelle des mots ? Selon l'hypothèse du recyclage neuronal, l'espèce humaine parvient à reconvertir certains de ses circuits anciens, hérités d'une longue évolution, pour des fonctions culturelles suffisamment proches. La recherche en imagerie cérébrale, tant chez l’adulte que chez l’enfant, montre qu’une région corticale située dans la région occipito-temporale gauche se spécialise progressivement pour la reconnaissance des mots écrits. J’en examinerai les mécanismes neuronaux, tels qu'ils sont connus chez les autres primates non-humains, et la manière dont ils se transforment chez l'enfant à qui on enseigne la lecture. Leur organisation explique bon nombre de paradoxes de la lecture: la cpaaicté de lrie des pahsres dnot les lteters snot mlénaéegs, l'inefficacité de la lecture globale, l'écriture en miroir des jeunes enfants, la forme même de nos lettres… Je discuterai également les hypothèses les plus récentes sur les origines cérébrales et génétiques de la dyslexie.Ecoutez sur radiofrance

Les bases cérébrales du calcul

De nombreux mathématiciens se réfèrent à leur "intuition" mathématique. Ils expriment ainsi le sentiment qu'une idée leur vient spontanément, non-consciemment, sans effort, et sans conscience de ses origines. La recherche en sciences cognitives montre que l'intuition mathématique est la chose au monde la mieux partagée, tous les jeunes enfants possèdent, dès la première année de vie, une intuition du nombre. Selon l'hypothèse du recyclage neuronal, les intuitions mathématiques sont issues de représentations anciennes de l'espace, du temps et du nombre qui ont été inscrites par l'évolution dans nos cerveaux de primates parce qu'elles étaient utiles à la survie dans un environnement spatial et social structuré, mais que nous apprenons à ré-exploiter à l'aide des symboles mathématiques. Je passerai en revue toute une série de recherches récentes, combinant la psychologie et l'imagerie cérébrale, qui montrent qu'une région cérébrale située dans le lobe pariétal contient des neurones spécialisés dans l'appréhension du nombre, y compris chez le jeune enfant. Certains enfants dyscalculiques, qui semblent dépourvus d'intuition dans le domaine numérique, souffrent d'anomalies cérébrales précoces dans cette région pariétale. Même en l'absence d'éducation mathématiques, des indiens d'Amazonie présentent de fortes intuitions du nombre et de l'espace. Toutefois, ces intuitions sont souvent approximatives, elles ne permettent de faire des distinctions numériques exactes telles que le calcul de huit moins sept. L'acquisition des symboles mathématiques, à travers le langage et l'éducation, améliore la précision du calcul mental, bien que même nos connaissances mathématiques avancées restent enracinées dans des représentations cérébrales anciennes des nombres et de l'espace.